Julie FRANCHET
Photographe








Julie est lauréate des rencontres photographiques des Amis du Musée Albert-Kahn, promotion 2020, et a reçu une bourse afin d'encourager et promouvoir son travail



Quel est votre parcours artistique ?
Après des études et une licence en art du spectacle, les tableaux vivant me semblaient trop dire. Je désirais rester dans une transmission où le spectateur peut s’évader dans différents univers, donner un cadre, mais aussi une liberté d'interprétation. L'image est constamment présente dans notre quotidien. Elle nous envahit, nous parle, nous transmet différentes réalités. C’est alors tout naturellement que la photographie m’a semblé être le médium qui correspondait le mieux à mon désir de raconter. Je pense qu'être photographe, est une combinaison entre être un passeur et un scientifique qui prélève, met en lumière et restitue son observation. Il n'y a pas de vérité, uniquement le désir de donner à voir et de prolonger la curiosité sur ce que nous méconnaissons.

 

Quel regard portez-vous aujourd'hui sur votre profession ?
Même si la profession de photographe est de moins en moins respectée, à mon sens, c’est un métier qui est exigeant et qui est un témoin essentiel de l’Histoire. En 2010, je me suis formée à l'image en Belgique, mais je crois que c'est l'expérience du terrain qui m'a forgé. 

 

 Comment vous voyez-vous dans 5 ans ? Dans 10 ans ?
Aujourd'hui, je me sens pleinement photographe et observatrice du monde. J’interviens également en tant que médiatrice culturelle pour enfants et adultes. Sans avoir la prétention de pouvoir changer les choses, j'espère que je continuerai à ouvrir le champ des possibles, à susciter des interrogations venant de France ou d'ailleurs. 

 

Photographie : Kamila K.Stanley