Déborah HASSOUN
Réalisatrice




Déborah a reçu une aide à l'écriture pour son prochain court métrage


Quel est votre parcours artistique ?
10 ans avant de réaliser ce premier court-métrage, je m’étais déjà frotté à la réalisation d’un documentaire mais ma passion première est le scénario avec lequel je gagne ma vie depuis ma sortie du Conservatoire d’écriture européen audiovisuel (CEEA) en 2005. Cinéphile mais aussi sériephile, mon écriture et mon sens du rythme, essentiel à la comédie, doivent beaucoup aux heures que j’ai passées devant le petit écran. Cette première réalisation m’a permis daller au bout d’un projet, de dévoiler mon univers, mes couleurs et de développer un genre trop rare en France : la comédie de dépressif !

 

Quel regard portez-vous aujourd'hui sur votre profession ?
Quand je vois la diversité des courts métrages sélectionnés en festival, mon regard est plein d’espoir. Le futur du cinéma français est plein de promesse ! Évidemment, faire un long-métrage est un parcours du combattant mais on est dans un pays qui soutient la culture comme dans aucun autre pays européen. La comédie d’auteur que j’aimerais réaliser n’est pas encore assez présente sur les écrans mais les spectateurs sont en demande, je le sens pendant la projection de mon court-métrage. Et à chaque fois que je reçois un prix du public, ça m’encourage à poursuivre mon chemin.

 

Comment vous voyez-vous dans 5 ans ? Dans 10 ans ?
J’espère sur le plateau de tournage de mon long-métrage ! Mais je continuerai toujours à être scénariste sur des projets d’autres réalisateurs. Pour moi ou les autres, je continuerai d’écrire des personnages de femmes dont l’objectif n’est pas forcément de rencontrer le grand amour. Les femmes sont complexes et multiples mais j’ai envie d’écrire des films où elles sont aussi drôles.

 

 Photographie : Kamila K.Stanley