Paula QUINTANA
Danseuse

Paula a reçu une bourse pour participer à la manifestation Camping organisée par le Centre national de la danse

Quel est votre parcours artistique ?
Actrice et danseuse, j'alterne mon travail pour des compagnies avec ma carrière de création basée sur le développement d'un langage personnel qui fusionne le textuel avec la danse (flamenco contemporain) dans une communication viscérale. Je pratique la danse classique, la danse contemporaine et le flamenco depuis ma plus tendre enfance. Après avoir obtenu un diplôme d'art dramatique, je me suis installée à Madrid où j'ai poursuivi ma formation d'actrice et de danseuse, en étudiant et en travaillant avec d'importants metteurs en scène, danseurs et chorégraphes qui m'ont amenée dans différentes configurations d'audiovisuel, de danse et de théâtre, en Espagne et à l'étranger. En 2012, j'ai commencé ma carrière de créatrice. J'ai reçu le premier prix du IIIe Concours Européen des Femmes Créatrices Contemporaines 2016. J'ai été finaliste aux Premios Max 2016 dans deux catégories : Meilleur Spectacle Emergent et Meilleur Auteur Emergent. J'ai reçu un prix spécial en tant que Meilleure Artiste/ Créatrice Emergente ‘pour la maturité dont j'ai fait preuve en intégrant la danse et le théâtre, en produisant un spectacle raffiné avec de grandes possibilités de diffusion’, Feria Umore Azoka en 2015, Leioa, Vizcaya. Je suis artiste en résidence au Centro de Danza de los Teatros del Canal et au Laboratorio Rivas Cherif CDN à Madrid.   

Quel est votre regard sur votre profession aujourd'hui ?
Je crois que le contexte historique dans lequel nous vivons exige l'émergence de modèles d'information qui répondent aux besoins de la population. Les arts, en général, ont la possibilité de renouveler leur rôle dans la société. Je pense que c'est une période où l'art devrait porter son regard et son attention sur lui-même pour se connecter à une société qui a besoin de retrouver la confiance, l'espoir et l'empathie, une société qui a besoin de retrouver des sentiments et des valeurs d'harmonie. Les arts vivants permettent également de retrouver la valeur du lien humain direct et émotionnel dans une société marquée par l'utilisation de la technologie. Retrouver l'humanité. Faire en sorte que la société se souvienne des sentiments humains. Je pense qu'en tant qu'artistes, nous avons la possibilité et le devoir d'assumer cette responsabilité.   

Comment vous voyez-vous dans 5 ans ? Dans 10 ans ?
Dans les 5 prochaines années, je voudrais continuer à me développer dans le domaine de la création et de l'interprétation en recherchant de nouveaux langages qui transitent par différents genres et supports avec une attention particulière pour le monde audiovisuel. Dans 10 ans, je voudrais commencer à consolider une structure de production et de création de contenus et de projets culturels qui pourraient agir dans différents domaines de la vie sociale.

Interview réalisée en 2019
Photographie : Amandine Besacier